AMAPP Poisson : OUI il y a 2 P

Publié le par Reponsables de l'AMAP des Croqueurs de Bio

 

REUNION AMAPP aux Sorinières le 8 septembre 2010.

Cette réunion a vu la présence de plus de 25 Amapiens et de deux pêcheurs (dont le Maire) de l’île d’Yeu.

HISTORIQUE.

C’est principalement à la demande de quatre pêcheurs de l’île d’Yeu qu’ont démarré les premières rencontres il y a près d’une année pour tenter de livrer leur poisson en direct aux Amapiens. Ces quatre pêcheurs ont des bateaux de 12 mètres (pour trois d’entre eux) et de 18 mètres, pratiquant la pêche aux filets et aux palangres. De plus en plus de pêcheurs quittent le métier (nombre divisé par deux en dix ans) du fait de sa non rentabilité ; ils ont estimé à 2€ par kilo la somme moyenne à rajouter à ce qu’ils obtiennent aujourd’hui en criée pour rentabiliser leur métier, d’où l’idée de cette vente en direct. Des essais ont eu lieu en juin et ont permis d’écouler 1,2 tonne en un mois.

Au niveau des AMAP, deux groupes ont été constitués, l’un travaillant sur une charte de bonnes pratiques et l’autre sur la logistique.

EVOLUTION DEPUIS LA DERNIERE REUNION.

  • Une visite à l’île d’Yeu a eu lieu récemment, un groupe embarquant à bord d’un des navires fileyeurs et un autre groupe visitant la criée où se trouvent 5 mareyeurs, parmi lesquels la coopérative des pêcheurs. Le passage du poisson sous criée sera obligatoire, et un accord sera trouvé entre la coopérative et les quatre pêcheurs. Le poisson sera mis en caisses dans l’atelier de la coopérative, puis transporté en conteneurs sur le navire entre Yeu et Fromentine puis par camion de Fromentine à Nantes dans un camion frigo qui sera prochainement acheté par les pêcheurs

  • Un entretien auprès de la DDPP (Direction Départementale de Protection de la Population) qui a conclu que l’on ne peut pas parler de vente directe, qu’il est nécessaire d’assurer la traçabilité et de garantir la chaîne du froid jusqu’à la remise du colis au consommateur. Un descriptif des diverses actions (procédure HACCP) et des enregistrements devront être faits au niveau des livraisons, notamment la température du camion. Il sera également nécessaire d’envisager tous les problèmes pouvant se poser et de définir les solutions au préalable : que fait-on si la température du camion est trop élevée lors de la livraison ? Que fait-on en cas d’accident du camion ? Etc. Un prochain entretien est prévu à la DDPP.

QUESTIONS.

  • Un débat a eu lieu au sujet des caisses de poissons qui ne sont pas réutilisables. Selon les pêcheurs nous ne contribuons pas à aggraver la production de polystyrène par nos petites quantités car l’épaisseur des caisses est fonction du poids transporté et globalement le rapport Poids polystyrène/poids de poisson serait quasi constant. Reste à trouver le moyen de recycler les caisses. (voir au MIN ?). Faudra t’il payer pour les faire recycler ?

  • Une discussion a porté sur l’indemnisation des personnes ayant été à Yeu ; il est proposé un coût d’adhésion de 1€ par contrat.

  • A une question concernant le choix du port, sachant qu’il y a d’autres ports plus proches de Nantes, il a été rappelé que la demande venait d’abord des pêcheurs et qu’il y avait une tradition de vendre sur Nantes la pêche de l’ile d’Yeu.

  • Une question sur la rédaction du contrat, notamment avec qui il est passé (le nom d’un des quatre pêcheurs et que faire s’il n’a pas suffisamment de production), et il est apparu que les quatre pêcheurs étant regroupés en GIE, il sera plus simple de passer le contrat avec le GIE. Les contrats seraient donc identiques pour l’ensemble des AMAPPS, ils sont en cours de finalisation.

  • Une question a porté sur que faire en cas d’annulation d’une livraison (tempête par exemple) ; il semble plus judicieux de reporter la livraison en fin de contrat ou faire un avoir sur le contrat suivant.

  • Il semble que la livraison puisse se faire n’importe quel jour de la semaine, le seul problème posé est lié aux horaires du bateau entre Yeu et Fromentine, si l’arrivée à Fromentine se fait après 18h ; dans ce cas, le poisson livré sera celui pêché 48h auparavant.

  • Les pêcheurs ont demandé si cela posait problème qu’ils ne soient pas présents à chaque livraison (perte de deux journées de pêche) et que la livraison soit confiée à un ancien pêcheur ayant arrêté la pêche pour des douleurs dorsales. Pas d’objection (un des quatre pêcheurs viendrait une fois sur deux)

OBJECTIF.

  • Pour les pêcheurs, l’objectif est de vendre 20% de leur production en direct, ce qui revient pour quatre navires à quatre fois (4 lieux, un par bateau) 300 kilos par semaine, et en considérant une vente par mois à chaque Amapien, il faut donc trouver 16 lieux de distribution.

  • Un sondage ayant donné un poids entre deux et trois kilos par livraison, il est proposé que la caisse livrée soit d’environ 3 kilos pour une valeur de 30€. Les livraisons se feraient sur neuf mois (pas l’été), à raison d’une livraison par mois. Les espèces seraient diversifiées en automne (dorade, maigre, merlu, griset, etc.), alors que de janvier à mars ce serait principalement de la sole, et d’avril à juin rougets, bars, etc. Hormis rougets et bars, les poisson seront livrés éviscérés.

  • Ont été déterminées des zones de regroupement d’AMAP au nombre de 8. Pour ce qui concerne celle du Potager du Vieux Doulon, le regroupement se ferait avec Grand Blottereau, Croissant, Manufacture, Malakoff. Au niveau de chaque regroupement il faut trouver une centaine d’Amapiens prêts à débuter, l’objectif étant un démarrage courant octobre. Il sera nécessaire de définir le jour de livraison (les pêcheurs fourniront un calendrier de livraison)

 

Publié dans Réseau AMAP44

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